L’édition 2025 de l’Académie des Traces se structure autour d’un atelier en ligne et des séances ouvertes. Elle propose de prendre pour objet le patrimoine constitué en contexte colonial afin de contribuer à la réflexion sur plusieurs grands défis sociétaux contemporains.
De novembre 2025 à avril 2026, nous engagerons des conversations informelles autour des doutes, incertitudes et difficultés rencontrés dans les projets de recherche et d’exposition des membres de l’Académie des Traces. Pour participer à ces échanges, il suffit de rejoindre notre réseau — vous recevrez alors un lien et le calendrier de nos rencontres mensuelles.
Le séminaire en ligne s’est déroulé tous les jeudis d’avril 2025. L’Académie des Traces a invité des chercheur·ses et professionnel·les international·es afin d’apporter un éclairage pluriel dans un dialogue constant entre les participant·e·s des continents européen et africain. Les quatre séances ont abordé successivement les thématiques suivantes au prisme de l’héritage colonial:
En 2024, nous avons constitué un réseau de plus de 500 personnes. En 2025, nous souhaitons continuer dans cette dynamique, avec un séminaire ouvert à tous et toutes, et avec l’ambition d’élargir, mais aussi de consolider et pérenniser ce réseau. Notre objectif consiste à imaginer une infrastructure d’échange et de partage. Vous pouvez rejoindre notre réseau ici.
L’atelier en ligne était ouvert à tous et à toutes. Il s’est déroulé en anglais et en français, et les sessions plénières font l’objet d’une traduction simultanée dans les deux langues. Il était obligatoire de s’inscrire à chaque séance.
L’atelier en ligne avait pour objectif d’apporter un éclairage pluriel sur l’héritage colonial et ses relations multiples au contemporain. Nous souhaitons encourager un dialogue entre participant.e.s issu.e.s des continents africain et européen, en offrant des temps privilégiés de discussions et d’échanges, en session plénière comme en petits groupes.
Chaque séance était ouverte par les membres de l’équipe de l’Académie des Traces, puis introduite par un binôme de modérateur.e.s. qui ont présenté les grands enjeux de la thématique de la séance. Puis, deux interventions courtes se sont succédé, ouvrant des perspectives de discussions en plus petits groupes. Ainsi, chaque session a favorisé la prise de parole de chacun.e et la rencontre entre les participant.e.s.
Mikael Assilkinga (Linden-Museum de Stuttgart) en conversation avec Mahamat Abba Ousman (Cameroun) et Magali Dufau (Université Toulouse Jean Jaurès) et les participant.e.s en ligne
co-organisé avec Damiana Oţoiu de l’équipe scientifique de l’Académie des Traces
Comment les projets dits collaboratifs sont-ils conçus ? Qui sont leurs acteurs et comment participent-ils à ces projets ? La séance (Re)Médier/Participer examine le déroulement des projets entre des musées et des partenaires institutionnels internationaux (i.e. l’UNESCO ou la Banque Mondiale) ou entre des musées et les communautés d’origine. La question des formes de (re)médiation et de communication des résultats de tels projets formera un aspect important de la discussion. Les intervenant.e.s présentent les points de vue des différents acteurs impliqués dans ces collaborations en s’appuyant sur des projets déjà achevés pour montrer leur caractère fructueux et les difficultés de divers ordres. Les communautés d’origine peuvent-elles réellement collaborer avec de telles institutions-monde ou ont-elles besoin de la médiation des institutions de niveau intermédiaire tels que les musées nationaux présents dans différents pays africains au lendemain des indépendances ? Quelle médiation pour quel résultat et quelle participation effective ou non vu la nature des institutions impliquées dans la collaboration ?
Une expérience de recherche culturelle participative menée autour des collections en provenance du Bénin conservées au muséum d’histoire naturelle de Toulouse ouvrira le débat, présenté par Magali Dufau. L’accent sera mis sur la co-construction des savoirs sur les collections ainsi que la transmission lors de temps de visites, d’animations pédagogiques et d’activités artistiques. La qualité de la parole posée sur ces biens culturels, la manière d’en parler et de les faire vivre constituent des aspects essentiels dans la médiation et la transmission.
La deuxième intervention d’Ousman Mahamat-Abba sera axée sur un projet intitulé « Aujourd’hui », mené conjointement par le Musée National du Cameroun à Yaoundé et la Banque Mondiale. L’intervenant reviendra sur la collaboration entre les deux institutions et la participation des institutions de Bretton Woods dans le monde de la culture très souvent représenté par des musées ou des communautés. La grandeur de ces institutions mondiales ainsi que leur caractère international est parfois perçu comme écrasant pour des communautés locales ou des institutions nationales comme le Musée national de Yaoundé.
Biographies
Historien de l’art,Mikaél ASSILKINGA est spécialiste de l’histoire de la colonisation allemande au Cameroun, des collections d’objets ainsi que des restes humains issus de cette longue période de violence. “Cameroonian Objects of Power in German Museums. Meanings and Significances from the Violent Colonial Exploitation to Post-colonial History” est le titre de sa thèse de doctorat qu’il a soutenu en 2024 à l’Institut de l‘Histoire de l’Art Moderne de l’Université Technique de Berlin. Il dirige actuellement un projet fédéral piloté par le Linden-Museum de Stuttgart sur les symboles et objets de pouvoir Camerounais dans les musées ethnographiques allemands. Parallèlement à ses recherches, il prend aussi part au débat sur la restitution des biens culturels et restes humains Cameroun présents sur le sol allemand. Ses publications scientifiques utilisent des formats variés allant des journaux spécialisés aux podcasts. Son dernier podcast réalisé en trois langues s’intitule : « L’histoire jamais racontée d’un enfant de Batibo : défaire le colonialisme allemand au Cameroun ».
Magali DUFAU est anthropologue des musées (Université de Toulouse Jean Jaurès, France), médiatrice culturelle et membre de l’ICOM-Bénin et de l’ICOFOM. Elle travaille au sein des institutions culturelles pour appliquer les outils de l’anthropologie à la transformation sociale, notamment dans le partage et la valorisation du patrimoine. Depuis 2018, elle est attachée temporaire d’enseignement et de recherche en études patrimoniales (culturel, naturel et immatériel), études postcoloniales et épistémologie des sciences (Départements d’Anthropologie et d’Arts Visuels/Design, Université de Toulouse Jean Jaurès). En 2022, elle a fondé programme de recherche culturelle participative COLL-AB : Collaborations – Collections d’Abomey et du Bénin (Labex SMS, Toulouse, France) en partenariat avec le Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse. En 2024, elle a été lauréate du programme MuseumsLab (Allemagne/Ghana).
Ousman MAHAMAT-ABBA, Maître de Conférences au Département des Sciences Historiques, Archéologiques et du Patrimoine de l’Université de Maroua au Cameroun et expert à la Direction de la Culture et de la Communication de l’ICESCO (Rabat). Il est l’ancien Directeur du Musée National à Yaoundé (Cameroun) et fut stagiaire au musée du quai Branly-Jacques Chirac en 2017 et à l’Académie Centrale de l’Administration Culturelle de Chine à Pékin en 2018. Il est l’auteur de plusieurs publications scientifiques sur le patrimoine culturel, les musées et le tourisme culturel.
Salomé Soloum et Carly Degbelo en conversation avec Angelo Moustapha (musicien, contributeur sur des projets de recherche) et Munyaradzi Elton Sagiya (Bindura University of Science Education et inherit.heritage in transformation, Humboldt-Universität zu Berlin) et les participant.e.s en ligne
co-organisé avec Anna Seiderer de l’équipe scientifique de l’Académie des Traces
L’environnement dans lequel nous sommes est le lieu où se traduit éloquemment le patrimoine naturel et culturel. En traversant les terres, nous découvrons près de nous des traces patrimoniales qui racontent l’histoire de notre monde. Cet environnement est en perpétuel mutation et l’urgence climatique nous amène à repenser nos missions. De fait, pour conserver les traces tangibles et intangibles de l’environnement, il faut conserver et sauvegarder, mais également adapter. Dans un tel environnement où le climat nous dicte sa loi différente çà et là, nous devons nous efforcer de trouver de nouvelles méthodes de conservation et de sauvegarde. Mais ce contexte nous amène aussi à repenser notre relation au patrimoine et les logiques de conservation déployées jusqu’à présent dans les institutions consacrées depuis et par l’occident. Notre rôle dans la préservation de la maison commune face au changement climatique n’est plus à démontrer, il nous invite à renouveler nos outils théoriques et méthodologiques ainsi que nos gestes de conservatrices et de conservateurs. Les recherches situées des deux intervenants contribuent à ce renouvellement épistémologique, poétique et politique.
Biographies
Né en 1993 à Nikki au Bénin, Angelo MOUSTAPHA est batteur, percussionniste, compositeur et arrangeur. Il se retrouve ainsi à diriger très tôt l’orchestre « Les pionniers de Savalou ». Il connaît une consécration continentale en 2017 lorsqu’il devient le meilleur batteur d’Afrique au Festival des Meilleurs Instrumentistes d’Afrique. Il obtient son Diplôme Professionnel de Potentiel, de Compétence et de Capacité Intrinsèque en 2017 à l’Ecole Supérieur des Métiers d’Art et de la Culture (ESMAC HWENDO Bénin). La même année, il collabore avec la metteuse en scène belge Muriel Verhoeven.(Mu). En 2019, il collabore avec le guitariste jazz belge Philip Catherine et son mentor Lionel Loueke. En plus de ses projets personnels (SOLO, IBIYEWA avec Toine Thys, Joël Rabesolo et Jeremy Debuysschere MACONDO TRIO avec Sylvain Debaisieux et Federico Stocchi,…) Angelo joue également dans le groupe Lara Rosseel Quartet. Il contribue à des créations chorégraphiques et théâtrales dans White Box de Sabine Theunissen, Mimi’s Shebeen de Alesandra Seutin, Aro Ile de Awoulath Alougbin. Il a contribué à la recherche artistique Arts Archives Performances développée par Anna Seiderer et Bronwyn Lace dans le cadre du projet Labex – Images animées, mémoires controversées. Et collabore très régulièrement avec William Kentridge et le Centre For The Less Good Idea.
Munyaradzi Elton SAGIYA est archéologue (doctorat en archéologie, 2022, Université du Zimbabwe). Il est maître de conférences à la Faculté des sciences sociales et humaines de l’Université des sciences de l’éducation de Bindura, au Zimbabwe. Auparavant, il a travaillé pendant 11 ans en tant que conservateur pour les Musées et Monuments Nationaux du Zimbabwe, basé sur le site du patrimoine mondial du Grand Zimbabwe. Ses recherches portent notamment sur la décolonisation des pratiques de conservation du patrimoine, l’archéologie africaine et la muséologie. D’octobre 2024 à juin 2025, il est chercheur invité au Centre for Advanced Studies “inherit. heritage in transformation” à la Humboldt-Universität zu Berlin. Munyaradzi a été boursier du programme TheMuseumsLab (2022), chercheur invité à l’Université de Cologne (2019) et chercheur associé à l’University College London-Qatar (2019).
Carly Degbelo est prêtre catholique et conservateur du patrimoine religieux. Actuellement, il poursuit un doctorat en études patrimoniales axées sur le patrimoine missionaire de la période coloniale. Son objectif est de contribuer à la création d’un musée local à la fois décolonisé, donc ancrée dans la culture africaine et également ouvert à la coopération internationale.
Salomé Soloum est titulaire d’un doctorat PhD en histoire de l’art obtenu à l’université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan (République de Côte d’Ivoire), Salomé Soloum est une chercheure indépendante dont les axes de recherche portent sur : l’histoire des vêtements, de la sexualité et des mœurs en Afrique précoloniale. Elle est auteure et co-auteure d’articles portant sur les us des populations du Bas-Bénin du XVIIe au XIXe siècle. Elle est aussi co-auteure d’un ouvrage sur la calebasse et co-directrice d’une œuvre intitulée : Art, coutumes et culture du sud-Bénin(XVIIe-XIXe siècle). De même, Salomé s’intéresse à la question de la restitution du patrimoine africain en général et béninois en particulier.
Adéwolé Faladé (Université d’Europe centrale, Vienne) et Soizic Le Cornec (musée du quai Branly – Jacques Chirac) en conversation avec Jean-Paul C. Lawson (UMR Heritages-CY Cergy Paris Université) et Julien Faure-Conorton (Musée départemental Albert-Kahn) et les participant.e.s en ligne.
co-organisé avec Felicity Bodenstein et Julie Sissia de l’équipe scientifique de l’Académie des Traces
Les outils et les supports numériques sont devenus incontournables dans le recueil, la conservation et la diffusion des patrimoines matériels et immatériels. Notamment, ils interviennent dans le processus de recueil et de création d’archives audiovisuelles puis dans leur transmission. Dans quelles mesures cela conditionne-t-il la matière recueillie et mise en valeur? Par ailleurs, principaux points d’accès pour le travail sur les collections, les bases de données façonnent notre rapport aux patrimoines. Dans un sens, elles peuvent nous enfermer dans une grille qui obéit aux logiques muséales de classification et de nommage, ce qui soulève des questions critiques quant à leur structuration et leur utilisation. Ainsi, comment faire en sorte que les supports numériques s’ouvrent à une pluralité de récits ? Permettent-ils de développer des discours alternatifs à ceux proposés par les institutions muséales?
Biographies
Julien FAURE-CONORTON est historien de la photographie, chargé de recherche et de valorisation scientifique des collections au musée départemental Albert-Kahn (Boulogne-Billancourt, France). Docteur en histoire et théorie des arts, il est spécialiste du mouvement pictorialiste auquel il a consacré plusieurs ouvrages et de nombreux articles. Il prépare actuellement une exposition et un livre autour d’un ensemble de photographies et de films réalisés au Dahomey en 1930. Il enseigne à l’École du Louvre.
Adéwolé FALADE est doctorante en histoire à l’Université d’Europe centrale (CEU) à Vienne, en Autriche. Elle étudie le processus de restitution entre la France et le Bénin et les nouvelles relations qui en découlent. Ses recherches portent également sur les méthodes de réappropriation mises en place par la République du Bénin et sur la manière dont le musée du quai Branly-Jacques Chirac (Paris) appréhende l’absence des objets.
Elle est également chercheuse pour le projet de recherche artistique « Repatriates », financé par l’ERC, pour lequel elle examine comment les artistes contemporains béninois initient de nouvelles conversations avec les objets rendus.
Depuis 2016, elle dirige une association culturelle béninoise (MEWIHONTO) qui œuvre pour la collecte, l’archivage, la préservation et la valorisation du patrimoine culturel matériel et immatériel du Bénin.
Jean-Paul LAWSONest docteur en Études Patrimoniales à CY Cergy Paris Université en cotutelle avec l’Université de Warwick et l’École Universitaire de Recherches « Humanité, Création, Patrimoine ». Il a soutenu une thèse portant sur la Conservation, Valorisation et Circulation Numériques dans les contextes patrimoniaux en Europe et en Afrique. Il s’intéresse à l’usage du numérique dans les musées ouest-africain et propose aux institutions patrimoniales de cette région, des stratégies d’intégration de numérique (contenus, outils, dispositifs) dans leurs politiques de développement muséal. Il a développé le portail AFRIKIFA, une plateforme de valorisation des collections pour les institutions patrimoniales africaines, et enseigne au sein du Master Projets Internationaux Culture & Tourisme (Faculté des Études Internationales et Interculturelles) de CY Cergy Paris Université.
Soizic LE CORNEC est chargée de documentation des collections au musée du quai Branly-Jacques Chirac depuis octobre 2023. Elle mène et coordonne des recherches sur les provenances des collections et sur les biographies des personnes liées à ces dernières. Elle travaille également à la mise à jour et à la diffusion en ligne des données liées à l’histoire des collections de l’institution. Elle est également membre du bureau du Collectif pluridisciplinaire de recherche de provenances (CPRP), association créée en 2023, dont l’objectif est d’offrir un espace d’échange et de fédérer les acteurices de la recherche de provenances. Elle a été formée en histoire de l’art à l’Ecole du Louvre et en recherche de provenances à l’Université Paris-Nanterre.
Injonge Karangwa et Ariane Théveniaud en conversation avec Franck L Wendyam Pacere (indépendant) et Vitalice F. Ochieng (Trust for Indigenous Culture and Health – TICAH) et les participant.e.s en ligne
co-organisé avec Margareta von Oswald de l’équipe scientifique de l’Académie des Traces
Qu’est-ce que la santé, le bien-être et comment le patrimoine interagit avec ces notions ? Les relations entre patrimoine et santé sont multiples. Elles englobent les aspects physiques et matériels du travail avec les collections, les effets bénéfiques du contact avec les biens culturels, ainsi que les initiatives visant la réappropriation des objets par les communautés dépossédées et les artistes contemporains. Les objets patrimoniaux conservés dans les institutions culturelles peuvent porter une charge toxique, liée non seulement aux pratiques de conservation, mais aussi à leur parcours ou aux tensions générées par leur signification sociale actuelle. Cette séance vise à discuter ces différents aspects en interrogeant l’objet de collection comme vecteur de soin ou de toxicité. Quelles formes de toxicité, matérielles ou symboliques, lui sont attribuées ? Comment les musées les diagnostiquent et les prennent en charge dans leurs politiques d’accès et de médiation?
Biographies
Injonge KARANGWAest une chercheuse rwandaise ayant plus de dix ans d’expérience dans la conception et la gestion de programmes de santé en Afrique subsaharienne, en adoptant des approches multisectorielles et interdisciplinaires. Elle a étudié la communication et le management avant de compléter un Master en gestion des programmes de santé mondiale à l’Université d’Équité en Santé Mondiale (UGHE) au Rwanda. En 2019, elle a fondé le Hamwe Festival au sein d’UGHE, créant des ponts entre les acteurs du secteur de la santé et de la culture. Dans ce cadre, elle a coordonné différentes initiatives, notamment des productions cinématographiques, des podcasts et des partenariats de recherche avec des musées. Injonge poursuit un doctorat portant sur les relations entre le bien-être et l’accès au patrimoine culturel, en s’intéressant particulièrement à la signification des objets et des récits issus des collections muséales africaines ayant un héritage colonial.
Vitalice F. OCHIENG est responsable du programme sur la connaissance et les cultures indigènes de l’organisation Trust for Indigenous Culture and Health (TICAH) basée au Kenya dont les travaux s’intéressent aux interconnexions entre santé et culture. Il a plus de dix ans d’expérience dans la gestion de programmes aux niveaux national et régional au sein de trois autres organisations internationales : l’UNESCO, la Fédération luthérienne mondiale et l’Alliance française. Vitalice Ochieng a également travaillé et vécu avec divers groupes culturels au Kenya et à Djibouti et a suivi une formation en études culturelles à l’université Moi.
Franck L Wendyam PACERE est conservateur du patrimoine et doctorant à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis au Sénégal. Il s’intéresse à l’interprétation du patrimoine comme un outil et une méthode au service du développement territorial sur les sites du patrimoine mondial. Originaire du Burkina Faso, il est responsable de la formation continue et enseignant à l’Ecole du Patrimoine Africain et membre des comités de préfiguration des grands musées nationaux en chantier au Bénin à l’Agence Nationale des Patrimoine Touristiques (ANPT). Il est enseignant à la section Métier du patrimoine de l’UFR CRAC de l’université Gaston Berger de Saint-Louis et à l’École nationale d’administration et de magistrature de Ouagadougou-ENAM. Il est enfin expert national chargé d’assurer la mise en œuvre du processus de rapatriement des biens culturels burkinabè.
Ariane THEVENIAUD est restauratrice du patrimoine. En 2024, elle soutient sa thèse Traces muséales, mémoires coloniales. Conservation et restauration de luths non-européens du Musée de la musique (Cité de la musique – Philharmonie de Paris) et du musée du quai Branly – Jacques Chirac (1872-2020). Cette thèse vise à repositionner les pratiques muséales dans leurs contextes historiques et institutionnels en questionnant les effets de la patrimonialisation sur la conservation matérielle des collections. La trace matérielle devient alors le témoin du regard porté sur les biens culturels et éclaire l’histoire muséale des collections issues de contextes coloniaux à l’heure où de nouvelles réflexions, portées par les débats sur leurs acquisitions, visent à une prise en charge éthique de ces biens culturels.